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Espace d'exposition.

Une artiste peut-elle exposer à Paris une œuvre mettant en scène les mots «travailler», «plus», «gagner», «moins» ? Non, a jugé le directeur de l'école des Beaux-Arts, qui ne veut pas qu'on se moque de Nicolas Sarkozy.
Accrochées mercredi matin, les banderoles ont été décrochées dans la journée. (DR)
Les Beaux-Arts avaient donné sans ambiguïté leur accord à l’installation, qui était prévue depuis décembre, selon l’artiste, qui exposait dans le cadre d’un projet artistique intitulé «Week-end de sept jours» – réunissant des étudiants du programme de recherche La Seine ; des étudiants du Royal College of Art de Londres, et de Lassalle College of the Arts de Singapour. Bien que la commissaire de l’exposition se soit opposée à l’enlèvement de l’installation, et sans que l’artiste ait été consultée, la décision de décrocher les banderoles a été prise dans l’après-midi de mercredi.
La censure a été décidée par le directeur des Beaux-Arts, Henry-Claude Cousseau, rapporte la commissaire de l’exposition, Clare Carolin, du Royal College of Art de Londres. «Pour toute explication, il m’a dit que cette oeuvre se moquait du président français». En quinze ans de carrière, elle dit n’avoir jamais été confrontée à ce genre de «censure». Pour protester, elle a décidé de remettre sa démission, et de repartir en Grande-Bretagne samedi. «Je me sens insultée, et je ne veux pas être associée avec cette censure.» Selon Ko, «l’œuvre gênait des personnalités du ministère de l’Education, ce qui est malvenu car ce ministère doit bientôt décider du budget annuel de l’Ecole des beaux-arts.»
Contacté par Libération hier mercredi afin d’obtenir une explication, le secrétariat de Cousseau n’a pas retourné le coup de fil prévu. La direction justifie son geste en faisant passer Siu-lan Ko pour «une étudiante»…
Siu-lan Ko, 33 ans, qui vit entre Hong-Kong et Pékin, est pourtant une routière des expositions internationales depuis 2003. Ko s’intéresse plus particulièrement au phénomène de la propagande et aux slogans (voir son site). Elle a récemment réalisé une installation en Chine. «Ne pensez pas trop», disait une de ses banderoles. «Venant de Chine, je ne comprends pas cette censure brutale en France, et surtout dans l’une de ses écoles d’art les plus anciennes, qui est supposée encourager la liberté d’expression. Cela montre le degré de conservatisme du climat politique et le degré de peur de Sarkozy», proteste l’artiste, qui dit envisager un recours en justice si son œuvre n’est pas restaurée avant le vernissage de «Week-end de sept jours», prévu vendredi.
stages de
papier-céramique
petits groupes
(adolescents, adultes )
amateurs confirmés
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6 rue claudius collonge 69002 lyon
renseignements au 04.72.77.60.03 l’après-midi
responsable de l’atelier
a n n e m a n g e o t
transports : perrache
les mardi 16 & mercredi 17 février 2010
horaires des ateliers
16h30-19h00 ou 19h00-21h30
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Du 4 au 20 février 2010 et du 2 au 6 mars 2010
« Piscine (pas d’eau) » est un texte d’une seule voix. La voix du Groupe.
Et cette voix a un rythme. Un rythme donné par quatre comédiens.
Et cette voix résonne en chacun de nous, en chacun de ceux qui ont vécut, à l’école, à la faculté ou ailleurs, cette collectivité totale où l’on se fond dans l’ensemble, dans le groupe.
Et cette voix explore la question même de cet ensemble, de ce groupe et des petites rancoeurs inavouables que l’on peut ressentir.
Et cette voix s’adresse à tous ceux qui ont pensé un jour « Tu te souviens quand on était tous ensemble, quand tout semblait avoir tant de sens, quand tout était plein de sens, oui tout ruisselait de sens et on se sentait tous concernés, on se sentait tous concernés avec tant de passions. »
Et cette voix explore la question de l’individualité dans le collectif. A-t-on le droit de quitter le groupe ?
Et cette voix explore la question de l’Art, des limites de l’art, éthiques et morales. A-t-on le droit de créer à partir de la mort alors qu’on ne sait pas pourquoi
on va mourir ?
Christian Benedetti
Piscine [pas d’eau]
Création française
Texte Mark RAVENHILL
Traduction Jean-Marc LANTERI
Mise en scène Christian BENEDETTI
Avec Marie-Laudes EMOND, Christophe CAUSTIER, Christophe SAUGER & Jonathan WAITE
Lumière Dominique FORTIN
Assistantes à la mise en scène Catherine DECASTEL & Nina RENAUX
Du 4 au 20 février 2010 et du 2 au 6 mars 2010
Du mardi au vendredi à 21h, le samedi 15h et 21h
Réservations : 01 43 76 86 56